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Ainsi, le nombre d'informaticiens passera de 2.500 à 1.500. De nouveaux métiers devraient être créés, comme par exemple la maîtrise d'ouvrage, qui est "à mi-chemin de la banque et de l'informatique". Cela emploiera environ 400 personnes, selon le directeur du projet, Hichem Jaballah.
Les détails du projet, baptisé "NICE", devraient être dévoilés le 6 novembre, après une dernière consultation avec les oragnisations syndicales le 30 octobre.
Le projet a pour ambition de développer un nouveau système d'information "2.0", prenant en compte l'importance de plus en plus grande prise par internet dans la relation entre les clients et leur banque.
Il vise parallèlement une rationalisation des services informatiques. Les salariés des cinq Groupements d'Intérêt Economique qui gèrent les systèmes informatiques seront regroupés dans une seule unité, et les personnels, aujourd'hui dispersés dans 61 sites, seront concentrés dans une quinzaine, à partir de "fin 2013-début 2014".
La banque a rappelé samedi qu'il ne serait procédé à aucun
licenciement.
Départs à la retraite et reclassements devraient, pour elle, permettre de réduire les effectifs. Les personnels des unités fermées auront le choix entre mobilité géographique et mobilité professionnelle.
"Nous ne sommes pas dans un projet de rationalisation pour couper les coûts. Nous voulons répondre à de nouveaux usages, une nouvelle façon d'aborder la banque", a affirmé M. Jaballah.
Un film de Mathias GOKALPObjectif : conquérir une nouvelle clientèle que les réseaux Crédit agricole et LCL (qui dispose déjà d'une offre de banque en ligne E@LCL) - forts d'un quart du marché des particuliers en France - ne parviennent pas à attirer. Il s'agit aussi de couper la route aux quelques acteurs qui commencent à prospérer en dehors des réseaux traditionnels, comme ING Direct, Boursorama (filiale de la Société générale) et les filiales bancaires de groupes d'assurance.
Ce sont les Caisses Régionales du Crédit Agricole - à l'exception de celle d'Île-de-France qui avance
ses propres pions sur la Toile - qui sont à l'origine du projet.
Piloté à la Fédération nationale (FNCA), il a été confié à André Coisne, débauché il y a un an chez ING Direct. Bruno de Laage, le patron de la Caisse d'Anjou-Maine, préside le conseil de la société. Associé au départ à hauteur de 5 % du capital, Crédit agricole SA, tête de réseau et organe coté de la Banque verte, détiendra en fait 15 % du capital au moment du lancement.
Celui-ci s'annonce en grande pompe. Le volet publicitaire aurait été confié à Leg, une filiale de Havas, tandis que l'agence La Chose aurait été chargée de la réalisation du site. L'initiative du leader de la banque de particuliers en France est d'autant plus significative que la Banque verte est la première à conclure une réflexion que d'autres ont engagée. Ainsi, les Caisses d'épargne avaient lancé un projet similaire l'an dernier, mis entre parenthèses lors du changement de direction de l'Écureuil en octobre 2008.
Avec la création d'une banque tout Internet et distincte de sa propre enseigne, le Crédit agricole
donne le signal d'une nouvelle étape dans l'histoire des relations compliquées entre les banques et le Web. À la fin des années 1990, avec l'apparition de la « bulle Internet » qui
ringardisait les réseaux, on avait prédit la fin de l'agence bancaire. Les quelques acteurs qui avaient été séduits par le concept ont en fait rapidement remisé leurs projets révolutionnaires
pour une évolution plus raisonnable vers le « click and mortar », en France, le « multicanal » : Internet est devenu un moyen d'accès du client à sa banque, parallèle à
l'agence et au téléphone.
Le modèle a mis du temps à décoller, mais aujourd'hui, ce sont jusqu'à un quart des clients des grands réseaux qui sont en contact régulier avec leur banque via Internet. En revanche, les acteurs purement Internet ont dû déchanter. Les premiers venus, comme ZeBank ou Egg, ont disparu du paysage. BNP Paribas s'est défait de Banque directe, pionnier, vendu à Axa qui en a fait une offre bancaire à son nom.
Aujourd'hui cependant, la pénétration d'Internet dans les foyers et dans les habitudes de consommation des ménages oblige à revisiter les concepts.
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