Jeudi 4 septembre 2008
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Les bénéfices du Groupe Crédit Agricole SA ont plongé, à 76 millions d'euros, contre 1,3 milliard au deuxième trimestre 2007, alors que de
nombreux analystes anticipaient une perte et des dépréciations pouvant aller jusqu'à 1,5 milliard d'euros.
C'est donc un résultat contrastés pour Crédit Agricole SA, plombé par de nouvelles dépréciations affectant sa branche de financement et d'investissement (Calyon) tandis que celle de détail
a fait mieux que prévu (LCL, Caisses Régionales).
Alors que certains analystes anticipaient une perte et des dépréciations pouvant aller jusqu'à 1,5 milliard d'euros au deuxième trimestre, le Crédit Agricole a dégagé un résultat positif, certes
en chute libre par rapport à la même période l'an passé (1,292 milliard d'euros, soit 17 fois plus). Il reste toutefois inférieur à certaines attentes du marché, des analystes tablaient sur un
profit de 150 millions d'euros.
Sur l'ensemble du semestre, le bénéfice ressort à 968 millions d'euros. Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires), égal à 3,249 milliards au deuxième trimestre (en baisse de
38,4%), est presque entièrement absorbé par les charges d'exploitations qui progressent de 11,1% sur un an.
Encore une fois, Calyon, la banque de financement et d'investissement du groupe, a tiré les résultats vers le bas, enregistrant une perte de 855 millions sur ce trimestre (1,650 milliard sur le
semestre). Calyon pâtit de nouvelles dépréciations d'actifs de 693 millions d'euros mais aussi d'un net ralentissement de ses activités.
En revanche, la banque de détail en France (pour les particuliers, les professions libérales, les PME) se montre plus robuste qu'attendu par les analystes au cours de la période
avril-juin : les revenus des caisses régionales progressent de 5% et ceux de LCL de 3,1%.
Ainsi à LCL, le produit net bancaire progresse de 3,1% entre les premiers semestres 2007 et 2008. La progression trimestrielle 2008/2007 est identique.
Hors les mouvements de reprises de provisions d’épargne logement, la hausse atteint 4,3% d’un semestre sur l’autre, avec une évolution identique des marges et des commissions.
Les charges d’exploitation sont stables (+ 0,5 % sur un an) hors la provision pour le plan de compétitivité 2007 (175 millions d’euros au premier semestre 2007). Elles s’établissent à 1.259
millions d'euros au 30 juin 2008, dont 614 millions d'euros pour le 2ème trimestre.
Hors plan de compétitivité, le différentiel de croissance entre PNB et frais généraux atteint 2,6 % fin juin 2008 ; il était de 1,3 % un an auparavant. Du fait de cet effet de ciseau favorable,
le résultat brut d’exploitation semestriel ressort en progression de 8,9% sur un an et le coefficient d’exploitation s'améliore : -1,8 point à 66,6%. Au second trimestre 2008, le coefficient
d’exploitation s’établit à 63,7%.
Le résultat net part du Groupe de LCL s’établit à 364 millions d’euros. C'est une hausse de 63 % sur le 1er semestre 2007, mais la progression doit être ramenée à 8,1% hors l’impact du plan de
compétitivité 2007.
Sur le second trimestre, le résultat net part du Groupe atteint 206 millions d'euros, en hausse de près de 11 %, hors l’impact du plan de compétitivité.
FO LCL revendique dès maintenant des mesures salariales en rapport avec ces excellents résultats.
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