de Andreï Tarkovski
(1967) Russie
Au début du XVe siècle, le moine Andrei Roublev, peintre d'icones, participe à la réalisation des grandes fresques de l'église de Vladimir, en compagnie du Maître Théophane le Grec. Les Tartares envahissent le pays et soumettent les habitants de Vladimir à d'hallucinantes cruautés. Pour sauver une jeune fille, Roublev tue un soldat. Le spectacle de ces cruautés l'amène à une réflexion douloureuse sur le rôle de l'art et de l'artiste. Il assiste ensuite à la fête érotique des adeptes de l'amour en liberté. Refusant les normes esthétiques de la religion officielle, il conteste la valeur d'un "Jugement dernier" apocalyptique présidé par un Dieu vengeur et fait vœu de silence.
Beaucoup de cinéphiles considèrent ce film comme un pur chef-d'oeuvre. Tarkovski nous livre une médiatation profonde sur la religion, le sacré, l'art et le pouvoir et cela avec des images d'une beauté absolue.
NB : par rapport à l'époque de sa sortie, c'est indiscutablement un acte de résistance anti-soviétique. D'ailleurs, Leonid Brejnev n'apprécia pas du tout.
C'est une chance que le film ne fut pas détruit car il constitue une pièce essentielle de l'histoire du cinéma mondial.
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